La Productique

C’est le mot juste pour l’informatique appliquée aux systèmes de production ou de fabrication.

Selon l’étude publiée à l’interne au Ministère de L’industrie de la science et de la technologie en mai 1989, l’absence de cette science appliquée était la cause principale du retard du Québec dans l’automatisation des secteurs industriels traditionnels chez nous.

Les recommandations de ce rapport furent orientées vers la maîtrise des ces technologies à l’interne et étaient surtout orientées vers la mise en pratique de projets-pilotes pour chaque entreprise soucieuse de faire des gains de productivité.

Mais les tendances étant telles qu’elles sont, simplifier voulait dire remettre le problème entre les mains de gestionnaires sans savoir de quoi dépend la réussite de tels projet-pilotes d’où l’on a classé le problème comme ayant besoin d’une solution de gestion plutôt qu’un solution d’apprentissage. Autrement dit on a tenté de former des praticiens à partir des gestionnaires or il fallait plutôt former des gestionnaires à partir des praticiens, car si l’on est pas bon praticien on fera jamais un bon gestionnaire de meilleures pratiques.

Nous voila 25 plus tard avec les problèmes semblables, car les méthodes de la productique sont à peine amorcées dans la pratique au Québec. Tout comme à l’époque du rapport ce sont des machines intelligentes que nous devons importer pour résoudre les problèmes de productivité québécoises.

De plus, la préférence de nos entreprises québécoises en choisissant une solution clé-en-main proposée par un consultant professionnel garantie plus au moins que nous restons dans cette même lignée d’action.

Cependant le processus devrait être tout le contraire car un projet-pilote doit partir d’un problème particulier d’utilisateur qui expérimente un problème de goulot* dans la chaîne de valeur-ajoutée.

C’est alors que l’utilisateur vient proposer une solution ou la communauté des spécialistes vient à son secours avec des propositions sur-mesure et l’on tente de faire « du juste à temps » à la place « du juste en cas ».

Les dépassements de coût sont monnaie-courante pour des problèmes qui sont mal diagnostiqués et dont les solutions sont souvent par conséquent mal conçues.

C’est notre façon de voir des choses après cinquante ans de pratique.

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