La Productique (C.A.M.)

C’est le mot juste pour l’informatique appliquée aux systèmes de production ou de fabrication.

Selon l’étude publiée à l’interne au Ministère de L’industrie de la science et de la technologie en mai 1989, l’absence de cette science appliquée était la cause principale du retard du Québec dans l’automatisation des secteurs industriels traditionnels chez nous.

De façon assez étonnante cette étude est née suite à une initiative du gouvernement fédéral canadien en collaboration avec les états autour des grands lacs.

L’initative en question « The Great Lakes advanced automation technology study » (or AMT)  fut le point de départ de la commande initiée par le MICST en 1986 pour embaucher un spécialiste familier avec les techniques d’automatisation industrielle dans les secteurs traditionnels du Québec

Les recommandations de ce rapport furent orientées vers la maîtrise des ces technologies à l’interne et étaient surtout orientées vers la mise en pratique de projets-pilotes pour chaque entreprise soucieuse de faire des gains de productivité.

Mais les tendances étant telles qu’elles sont, simplifier voulait dire remettre le problème entre les mains de gestionnaires sans savoir de quoi dépend la réussite de tels projet-pilotes. Par conséquent l’on a classé le problème comme étant un ayant besoin d’une solution de gestion plutôt qu’une solution d’apprentissage (ce qui ferait sans doute rappeler à plusieurs  la vielle blague concernant la course au canot sur glace à Québec).

Autrement dit on a tenté de former des praticiens à partir des gestionnaires or il fallait plutôt former des gestionnaires à partir des praticiens, car si l’on est pas bon praticien on fera jamais un bon gestionnaire de meilleures pratiques.

Nous voila 25 plus tard avec les problèmes semblables, car les méthodes de la productique sont à peine amorcées dans la pratique au Québec. Tout comme à l’époque du rapport ce sont des machines intelligentes que nous devons importer pour résoudre les problèmes de productivité québécoises.

De plus, la préférence de nos entreprises québécoises en choisissant une solution clé-en-main proposée par un consultant professionnel garantie plus au moins que nous restons dans cette même lignée d’action.

Cependant le processus devrait être tout le contraire car un projet-pilote doit partir d’un problème particulier d’utilisateur qui expérimente un problème de goulot* dans la chaîne de valeur-ajoutée.

C’est alors que l’utilisateur vient proposer une solution où la communauté des spécialistes vient à son secours avec des propositions sur-mesure et l’on tentera de faire « du juste à temps » à la place « du juste en cas ».

Les dépassements de coût sont monnaie-courante pour des problèmes qui sont mal diagnostiqués et dont les solutions sont souvent par conséquent mal conçues.

Aujourd’hui selon les dernière nouvelles de la Chine prépare un avenir où même le « cheap labor » ne peut plus concurrencer avec les usines robotisées. Et les programmeurs qui préparent cet avenir viendraient de partout dans le monde pour travailler en Chine.

Ne serait-il pas le bon moment au Québec de commencer à former nos praticiens de l’avenir et ainsi espérer rattraper enfin nos concurrents étrangers?

Voici selon l’agence CEFRIO l’état de la maturité numérique des fabricants localisés dans la région du Capitale-Nationale. Le tableau 3.9 à la page 29 de cette étude est assez explicite dans ses conclusions.

 

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Il suffit de comparer avec la situation constatée en 1989 pour comprendre que le progrès enregistré par les entreprises manufacturières de la région a peu évolué depuis plus de 30 ans à Québec.

 

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